Mauritanienne Race 200 - La course

Prélude - Avant course - La course - Après course - Les exploits de Joël

mardi 11 : le grand jour !

Debout à 6h30 : j’ai peu dormi. On se retrouve sous la grande tente en tenue de course.

Wouahou! Impressionnant quand même. Tout le monde a l’air serein, mais il y a comme un petit quelque chose dans l’air...

7h45: On y va pour les photos. Tout le monde veut la sienne.

Gérard Cain fume un petit cigarillo « tu crois que c’est le moment de fumer un cigare? » ça le fait marrer.

8h00: « bon les gars, faudrait peut-être y aller, là » « ouais, ouais... »
8h02: démonstration de fusée de détresse: ah oui, c’est pas con ça, de savoir comment ça marche...
8h06: J.Pierre tire la fusée: c’est parti !

Oh, c’est pas un départ de 800m, hein. On trottine à peine pour sortir de l’auberge sous les applaudissements.... des gens du village.

 

C’est parti pour 200 bornes. Il fait déjà 35°. Très vite je me retrouve seul sur la piste. Un coureur 500m devant, un autre 500m derrière. Je rattrape Christian Ginter qui a laissé filer le groupe de tête: « ça part trop vite là, y vont se cramer ». On roule ensemble jusqu’au premier CP, 20ème km. A peine arrivé, il est déjà reparti. Au revoir Mr Ginter.

Je prends le temps de me ravitailler en sucré et en eau. Gilbert Hugo, le benjamin de la course repart juste avant moi. Je le rattrape un peu plus loin, il commence à caler. Trop chaud. Je reste avec lui. On se prend en photo, on discute. Au 30ème km arrive la première zone de sable mou. On marche en essayant de trouver l’itinéraire le moins mou possible. Je repars en trottinant, Gilbert ne suit pas: « vas-y, je peux pas courir ».
Il a déjà pris un bon coup de chaud. Petit à petit j’alterne marche/course, péniblement. Je rattrape Patrik Caillault, qui est très mal. « j’en peux plus, je vais arrêter »

CP2, 40ème km : à boire !

« Vas-y, bois, prend ce que tu veux! »

Patrice (qui a déjà copieusement gerbé son p’tit déj) repart avec 2 autres coureurs.
« ça va Joël? »
« bof, je mange un peu et je repars, à + )

Patrick arrive et se jette sur un matelas « je vais attendre Samia (sa cops) après on verra »
Je me ravitaille, je refais le plein en eau, et savoure un thé en plaisantant avec JPPoidevin.

Arrive Benoît Mino.... à contresens!
« eh ben mon gars, t’as pris un coup de lune? c’est pas par là... »
« non, je sais , mais moi j’arrête là, fait trop chaud, j’ai pas envie de me faire mal »
« fais pas le con, t’es crevé, mais attend un peu, repose-toi, et après tu vas voir, tu va redémarrer »
« non, non, j’arrête! »
Je me décide à repartir. Y faisait bon, pourtant sous cette tente, pas plus de 40°, je suis sûr.
Je cours.... 500m, et je me rends à l’évidence, mes cannes ne veulent pas courir, elles, trop mal, trop chaud. Comme si je faisais des 400m sur piste en essayant de battre un record, pourtant je dois friser les 7 km/h....La chaleur est écrasante.

Traversée d’un village. Je marche, je vais faire du tourisme, tiens. C’est difficile d’avancer à un bon rythme. Au détour d’une ruelle, un vieux Mauritanien édenté à la peau tannée comme un parchemin m’arrête et me demande:
« et tu vas où, comme ça? »
« et ben euh... par là-bas... »
Après ce village, une zone de palmeraies, des pistes sablonneuses: personne devant, personne derrière, et cette chaleur suffocante qui augmente à chaque pas.

Là commence l’enfer

Au deuxième village, il y a du monde : des enfants « m’sieur m’sieur, donne moi un cadeau! » des chèvres, des femmes qui me regardent passer, incrédules, depuis leur maison.
Des ados m’accompagnent un bout de chemin. Arrivé au centre de la bourgade, à l’endroit où passe LA route, d’autres viennent à ma rencontre. Ils n’ont pas l’air trop cool, me pressent de questions, un rien arrogants. Ils veulent tous mon sac, ma montre, mes pompes.
« et puis quoi, merde! foutez-moi la paix, j’ai assez chaud comme ça! »

Merde, il est où le balisage?

Ils sont au moins trois ou quatre à m’indiquer des directions différentes. Je sors le road book. « t’es perdu M’sieur ? » Je retiens un « ta gueule ! » qui m’aurait fait du bien, et me concentre sur le book. Alors, suivre la route jusqu’au panneau de virages, et prendre à droite. OK. C’est par là. Je coupe même avant et repars en courant pour me débarrasser de la nuée de gamins qui commencent à me chauffer les oreilles...

J’entame la traversée du premier erg du parcours. Des peaux de chèvres crevées, desséchées, les restes d’un âne « cristallisé », et le silence. Je trottine encore un peu, trois ou quatre kilomètres. Putain, mais qu’il fait chaud! L’eau du camel doit être à 50°, je me force à boire.

A gauche, une barre rocheuse, à droite une immensité de buissons ardents clairsemés, en face au loin, les dunes orangées dansent dans la fournaise. Je ne cours plus, je suis même obligé de ralentir le pas. La tête chauffe, les oreilles bourdonnent. Dès que je m’arrête, c’est le silence total, pesant. Il doit faire 45° à l’ombre. Mais y’a pas d’ombre, ou si peu, sous quelques épineux.

Y’aurait pas des serpents, là? Mais non, allez, avance, avance. Des gamins arrivent en courant sur ma droite, mais d’où y sortent?! « eh M’sieur, eh M’sieur, donne-moi ton sac» Pfffff !!
Arrive un 4x4, dans un nuage de poussière. C’est quoi, ça? Des brigands? Non, c’est Saad, le patron de l’auberge qui ravitaille en eau: super! « elle est fraîche? »

Les deux Mauritaniens installés sur la plate-forme arrière en profitent pour faire déguerpir les gamins. Bonne idée. J’avise Jorg, le coureur Autrichien, sur le siège passager. Il a dû abandonner.

C’est reparti. Les gamins me suivent un peu, de loin, puis abandonnent. Je commence à peine à reprendre mon rythme de croisière lorsque j’avise une forme allongée sous un arbuste. C’est Karim Mosta!
« ça va pas Karim? »
« je suis naze, trop chaud, j’ai mal au bide. Je me repose un peu, on verra après. »
« tu veux que je reste un peu avec toi? » « non, c’est bon, ça va aller, merci »

Braquage et agonie

Je reste un peu quand même. Il m’apprend que l’autrichien s’est fait braqué ses pompes par un barjot armé d’un couteau. Ambiance...

Je redémarre, pas trop gaillard. La tête me tourne de plus en plus. Je m’arrête 5 mn sous un bosquet. Bon, merde, je vais bien arriver à ce foutu CP3 quand même! Après, sûr, j’attends la fraîche pour repartir. Je me traîne. 2 heures plus tard, j’attaque les dunes. De grosses bouffées de fièvre me voilent les yeux, ça tourne de plus en plus. Merde, faut que je trouve de l’ombre, si je tombe là... je repense aux restes de l’âne de tout à l’heure, motivant comme image, non? Ah ! Un petit bosquet à 50m à gauche de la piste, ça a l’air frais comme endroit, peinard quoi. Non, pas là, et si on te voyait pas depuis la piste, tu vas y rester combien de temps?

Un autre bosquet apparaît à trois ou quatre cent mètres. Là, voilà, c’est là-bas qu’il faut que j’arrive. Les bouffées de chaleur deviennent insupportables, je commence à avoir la trouille, ça tourne, ça tourne. Allez, plus que 50m! Un bruit de moteur. Je me retourne. Je reconnais un des 4x4 de l’organisation. Il tombe bien celui-là. Je me force à faire les derniers mètres qui me séparent de l’ombre salvatrice. JP saute de son 4x4 et vient vers moi: « ça va pas Joël? »

Je l’envoie copieusement chier. Il est hors de question que quiconque m’empêche d’aller m’étendre, là, maintenant, tout de suite sous cet arbre.Petit trou noir de quelques secondes. Pfff. C’est bon, c’est passé. Je me soulève sur un coude et je bois un peu d’eau. Pouah! toujours aussi dégueulasse cette putain de flotte!

« t’as un truc à bouffer? tu veux quelque chose? »
« mmmmh?, bof, ché pas... »
« tiens, je te laisse une compote et de l’eau. Je t’envoie le toubib. »
10’ après arrivent le toubib et l’infirmière.
« ça va? »
« super! à fond! »
Je vomis un peu pour ponctuer mes dires et je me rallonge gentiment pendant qu’ils s’affairent autour de moi.
« 8/6 de tension, 47 puls verdicte l’infirmieuse »
« c’est pas brillant » confirme le toubib.
« Essayez de boire un peu, par petites gorgées, faut vous reposer, là. Déshydratation, insolation » J’ai pourtant bu des litres depuis le départ.
Le doc me laisse avec son assistante. Elle me fait la causette et vérifie ma tension tout les quarts d’heure. Je fais crampe sur crampe dès que je bouge le moindre orteil. Super.

Elle me masse les jambes, doucement

C’est agréable, mais absolument inutile à mon avis. J’essaye de boire de temps en temps: je vous passe les détails, mais l’eau repart très vite vers d’autres horizons... Patience.
D’autres coureurs arrivent, s’arrêtent, profitant de la présence de l’infirmière pour se faire un peu chouchouter. Ils repartent clopin clopan. Tiens, Gilbert, frais comme un gardon!
« oh ben t’as bien récupéré toi, on dirait »
« ça va, ça va, mais qu’est-ce qu’il fait chaud! »
Tiens, Karim! Je vais tous les voir passer là, sans pouvoir bouger d’un centimètre? Merde!
« oh putain, c’que t’es blanc! »
« ouais, eh, ça va hein! »


Le plus hallucinant, c’est quand on voit repasser l’Autrichien, à fond les manettes.

Il a récupéré des chaussures et fonce pour rattraper son retard, oh, à peine 3 ou 4 heures !! Bonjour le moral. C’est qui lui? Robocop? Vers 20h, le toubib revient voir où j’en suis. Pas de danger, je me suis pas échappé. Pas bougé le gars Joël. Tension : 8 et demi...

Le doc prend son air des grands jours, et doucement, me dis que moi, très fatigué, devrais peut-être envisager d’en rester là. Que demain aussi il va faire chaud, et tout et tout.

OK boss, j’arrête là. De toute façon, j’ai beaucoup de mal à me tenir debout, alors, les 140 bornes qui restent à faire, on verra une autre fois. Tant pis, dommage. Mais j’ai encore plein de trucs à faire moi, dans la vie. On m’embarque, direction le CP 3. Il était pas si loin, finalement. Deux, trois km peut-être. Ah si j’avais pu y arriver cet après-midi....C’est comme ça. J’ai voulu faire une course « extrème », et bien voilà, j’ai vu.

« Eh, y peut pas éviter les trous avec son truc, j’ai un peu la nausée... » Je dois être blanc vert jaune. Arrivé au CP, je m’écroule dans une couverture, le nez dans les étoiles. Moi qui voulais voir le ciel immense dans le désert, là au moins, j’ai tout le temps! Re merde!
Je savoure un coca presque frais. Au bout de 2 heures, je me retape un peu. Victoire! je tiens même sur un coude, sans que ça tourne.
Gunnar, le toubib Norvégien arrive tranquillement en marchant, apparemment pas trop amoché.
« right? » « right! » Tellement right qu’il décide d’arrêter là lui aussi.
« ça fait 12h que j’ai pas pisser alors que je bois des litres d’eau, demain il fera au moins aussi chaud, j’arrête » No comment.
Tiens, encore un qui arrive à contresens ! « t’es perdu mon grand? » C’est l’autrichien.
« mes pompes de rechanges ne sont pas du tout faites pour courir dans le sable, c’est des trucs pour faire des sports aquatiques, j’ai les pieds explosés. » Il a quand même fait 30 bornes avec. Robocop je vous dis.

Rodéo nocturne

Vers minuit, on met un 4x4 à notre disposition pour nous rapatrier à l’auberge.

On est 5 à avoir abandonné au CP3. Les premiers « out » en voiture, je suis de ce voyage, ainsi que l’autrichien et Jacky Champion, un type de Nimes. Allez, hop, ambiance stock car.

Parce qu’on va la rejoindre la route... mais pas tout de suite. On coupe à travers. On roule, on roule. Au bout d’une heure environ, le chauffeur éteint les lumières, sans s’arrêter, sinon c’est pas drôle. En fait il cherche les lueurs des éventuelles voitures qui pourraient passer sur la route, histoire de la situer. Mais si on va y arriver à l’auberge. D’ailleurs, 1/2 heure de cross plus tard, le 4x4 se hisse sur le bitume. Arrête immédiat. C’est l’heure du thé? de la prière? les 35h? Non, on a crevé. Pas de chance. Heureusement, on doit bien avoir une roue de secours.

Sidi, le secrétaire particulier de Saad (sic) qui nous accompagne, rigole un bon coup:
« oui, mais on a déjà crevé cet après-midi... » « ah... »

Mais là, bon, on est en Mauritanie, alors tout est normal. Pas de stress. Moui, mais bon, une bonne douche et le plumar, c’est sympa aussi. Sidi sort une natte de la voiture et s’allonge pendant que le chauffeur commence à positionner le cric sous l’essieu. « et on fait comment là, Sidi? » « et ben, on va attendre qu’il passe une voiture »

Vous les français, vous avez des montres, nous on a le temps…

Résumons: il est 1 ou 2 h du mat, on est sur la route Atar / Nouakchott, à x km de rien ou de pas grand chose...mais j’ai sommeil, bordel ! Je me caille et réquisitionne le siège arrière du 4x4. En me pliant en douze il s’avère être presque confortable. Bonjour le rapatriement sanitaire!
Un camion surgit. C’est le frère du cousin de Sidi ou un truc comme ça. Il va essayer de prévenir quelqu’un. Au bout du troisième véhicule, on tombe sur un type de la même société de location de 4x4. Il repart sur Atar nous chercher une roue de secours.
On arrivera à l’auberge sur les coups de 5h du mat, après quelques barrages de police.
Pas de douche, un peu d’eau fraîche, et au lit: ça ira pour aujourd’hui.

Je suis réveillé par une chèvre

Elle braille tout ce qu’elle peut. Humpf !!! Mais elle va la fermer oui!! Je sors avec la ferme intention de lui apprendre à respecter le sommeil des honnêtes gens: elle est attachée à un piquet, près de la cuisine…Je respecte ses dernières heures en ce bas monde et essaye en vain de me rendormir. Je me lève 5mn plus tard et vais voir ce qui se passe dans le coin. Tout le monde arrive petit à petit pour le petit déj.
Les commentaires vont bon train. Un tel a abandonné, ah bon? et celui-là aussi. Ah merde!
La course n’a cessé de se durcir. « où en est Patrice ? »
Il était encore dans le groupe de tête au CP5. Vas-y Patrice! Il arrivera au CP6 à 9h10 et abandonnera là. Trop crevé, des ampoules plein les pieds, plus moyen de courir.
12 coureurs ont déjà abandonné.
L’organisation décide alors de raccourcir le parcours de 30km.
« On saute le CP9, on les fait rentrer directement depuis le CP8.
Le CP4 s’est envolé
Les 4 derniers de la course sont embarqués dans un 4x4 jusqu’au CP5, histoire de rassembler un peu les troupes. » On s’inquiète un peu pour ceux qui restent en course. On a perdu Karim:
« oh, y doit pioncer par là, faut pas s’inquiéter »
Ginter n’est pas frais non plus. On apprend que Cain est reparti seul du CP5.
« ils se faisaient des politesses pour savoir qui allait redémarrer, j’ai allumé un petit cigare et je suis reparti tranquillement! »
Sacré Gérard! Ils ne le reverront plus. Cavalier seul jusqu’au bout! 70 bornes tout seul. Il ne s’arrêtera qu’une petite 1/2 heure à tous les autres CP, pour finir en marchant les 50 derniers km. Champion du monde de la ténacité, de la volonté, de l’opiniâtreté, ce gars là!
Les organisateurs ont l’oreille collée au téléphone satellite.
« alors, alors, il est où Gérard? on a retrouvé Karim?
14h: on nous annonce l’arrivée imminente de Gérard, il arrive près du village!
On enfile les pompes et on part à sa rencontre. On le rejoint à 2km de l’arrivée.

Gérard fait un tabac !

Il est très ému. « super les gars, c’est super d’être venu me chercher »
On ne trouve plus les mots, mais il a droit à de bonnes bourrades sur l’épaule, on a envie de le porter. Quelle fête! « tu veux boire? ça va? »
« je marche depuis 50 bornes, mais ça va, c’est génial! »
L’équipe de l’auberge et quelques villageois l’accueillent à l’entrée de l’auberge.
« allez, plus que 10m et t’as gagné! c’est fini! »

30h53’ pour 170km dans la fournaise. Un grand bravo à toi Gérard.
Peu après, il savoure le coca frais offert par Saad, assis sur des coussins, à l’ombre, les pieds dans une bassine.

On voudrait lui foutre la paix, mais on le presse de questions, on le félicite. Il est complètement défait, mais hyper content. Sa première victoire, mais quelle victoire !
A 17h arrive le deuxième, Philippe Favreau. Très belle course aussi, bien gérée. Bravo.

« Gérard, j’aurais jamais dû te laisser repartir tout seul »
« oui, mais mon cigare gênait ces messieurs, alors, j’ai pas voulu vous déranger plus longtemps! »

A 20h45 on nous annonce l’arrivée de Christian Ginter.
« Bon les gars, faudrait aller le récupérer, il a pas l’air frais. Christian est vraiment dans un sale état. Il marche avec peine, il trébuche un peu. Je le retiens par la sangle de son sac à dos: j’ai l’impression de tenir une poupée de chiffon. Il n’arrive presque plus à parler, mâchoire bloquée, déshydraté.

Les seuls trucs qu’il arrive à dire c’est:
« merci les gars, c’est encore loin, là, l’arrivée?... »
« non, non, juste quelques centaines de mètres, tu y es là, c’est bon »

Il s’écroule en passant sous la banderole « arrivée ». J’ai juste le temps de le rattraper au vol, on va l’installer sur les coussins.
« j’ai pas pu boire d’eau depuis au moins 50 bornes, ça passait pas »
Petit à petit il se retape, et arrive même à boire un petit peu de soupe. Sale état quand même.
Je reste perplexe devant tant d’obstination.

Les autres arrivent au fil des heures : Karim avec Patrick Caillau, puis Klauss et Even.
Alors qu’il était en tête de course Klauss s’est paumé entre le CP3 et le CP4. Gros coup au moral. Il restera 7h au CP4!

Prélude - Avant course - La course - Après course - Les exploits de Joël