| Mauritanienne 2004 - La course (1) |

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Je ne suis pas seul cette fois. Ma douce et tendre fait partie du voyage, non pas pour courir, mais pour découvrir le désert dont je lui ai tant parlé, participer à l’organisation de la course. Retrouvailles : Petite halte dans le midi où nous
passons une soirée sympa avec Gérard Cain, vainqueur
de l’édition 2003, et nous voilà à Marseille
Marignane le lundi matin. Nous retrouvons aussi Michel, le corse qui
avait abandonné l’an dernier, ainsi que Gilles, nouveau
candidat et sa compagne.Après quelques heures de vol nous atterrissons à Atar.
Une année s’est écoulée, et me voilà de
nouveau à Azoughi, remonté à bloc ! Nous retrouvons
les autres concurrents et l’équipe d’organisation.
Yannick est là depuis la veille. Le contrôle des sacs
et la visite médicale sont rapidement expédiés. |
Rappel : 200 Km non-stop dans le désert Mauritanien. 1CP tous les 20km où l’on trouve de l’eau, du thé, nos sacs relais et un membre de l’équipe organisatrice, accompagné d’un mauritanien.


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Mardi matin, 6h30 : la tension monte. Petit déjeuner et derniers préparatifs. Les 4x4 de l’organisation sont prêts à partir. Nous sommes 21, dont deux femmes, à nous lancer dans l’aventure, à tenter cette folie. Quelques bavardages et dernières recommandations, une photo pour la postérité, et c’est parti ! Il est 8h15.
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J’arrive au premier CP (km20) après 2h54 de course prudente. Petit havre de fraîcheur au milieu d’une oasis. Je suis en 13ème position. Tout va bien, faut continuer comme ça, mais pas plus vite, le but étant de finir. Vingt minutes de pause et je redémarre. J’essaie de me concentrer au maximum sur ma course, que je souhaite la plus solitaire possible afin de ne pas prendre de mauvais rythme. |
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La chaleur commence à monter, on doit déjà être à 35°. Cette seconde partie donne le ton au niveau du terrain : alternance de sable mou et de cailloux. Je rattrape deux concurrents qui marchent alors que je cours doucement.
Attention, pas de précipitation, mais la course, c’est
la course. Je double. Plus loin, un peu avant le CP2, je retrouve Patrick
qui avait fini l’an dernier. Il accuse le coup, allongé sous
un arbuste.
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CP2 : Line vient à ma rencontre. Je cours vers elle.
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ça va, on dirait. T’as l’air bien !
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pour le moment c’est bon

Et 20 km de mieux ! J’ai mis 3h. Impeccable. Je me restaure pendant que Line prépare mon sac de course, refait le plein des bidons. Je me fais bichonner les pieds qui ont déjà quelques ampoules. On m’annonce 7ème ! En fait, certains se sont déjà égarés en cours de route.
Gérard Cain est là. Il se plaint d’une douleur et annonce
son abandon imminent. « Aller Gégé, tu vas pas nous lâcher
là ! ». Je repars après 55 minutes de pause et apprendrai
plus tard que Gérard a dû s’arrêter, préférant
ne pas trop se faire mal en vu d’un calendrier de courses impressionnant
pour 2004.
L’italien Simone m’accompagne.

Nous traversons un village avant d’entreprendre l’ascension
d’un petit col qui nous mène sur un immense plateau, désertique évidemment.
Simone me dit de ne pas l’attendre, il a un peu de fièvre et
essaie de gérer ça le plus lentement possible. Je trace. Je
cours un peu même, tellement le terrain est agréable. Mais la
chaleur a encore augmenté. Je commence à avoir un peu trop
chaud et je marche à nouveau. Je traverse une route déserte
et retrouve cette immense étendue qui avait eu raison de moi l’an
dernier. Prudence.
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