| Fidel (3) |
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Ca aurait dû se faire avant, mais ça c'est passé le mercredi 9 août 2006. Parce que Fidel / Pascal a été occupé. Peut-être même harcelé par son chef. Egalement par son autre chef. Bref, Fidel s'est pointé en ce début d'août. Nous avons partagé un apéro autour de la table de jardin, laissant le soleil s'endormir, avant que Fidel ne confectionne une « salade club ». Puis café et discussion dans le salon autour de quelques verres. Comme ça faisait longtemps que l'on ne s'était pas vu, il y avait des tonnes de choses à raconter, des sujets à soulever, des points à préciser, des rigolades à partager… Si bien que ça s'est achevé à 5 heures du matin. Lorsque j'ai ouvert un œil, j'ai constaté que le soleil perçait vigoureusement les interstices des volets. « Pas question de faire du boucan, Pascal pieute dans la chambre d'à côté » ai-je pensé. Un coup d'œil sur le réveil : 11 heures ! Zut ! J'aurais dû actionner le réveil… Justement, une sonnerie venait de s'activer : de grands coups sur une sorte de cloche en cuivre que j'ai posé sur une commode, au bout de l'escalier, impossible de ne pas reconnaître ce son. J'ai aussitôt bondi de mon lit, ouvert la porte de la chambre, pour découvrir le copain Pascal, rasé, douché, au maximum de la forme :
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Pascal avait manifestement bossé, car tous les volets étaient ouverts.
C'est la honte complète, le profil bas s'impose, voire la pelle pour creuser un profil encore plus bas…
Nous avons fait un petit tour dans la vallée, en prenant soin de rester sur du plat. Au retour, un Ricard a permis au rôti et aux haricots verts d'être fins prêts pour déjeuner à 14 heures, ce qui somme toute ne représente qu'un léger décalage horaire. |
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Après le café, cap vers le château Font-Vidal afin de découvrir son extraordinaire grange. Accueil superbe de Pascale, Tonio et Claire, à laquelle je m'empresse de raconter mes exploits de cycliste. Elle reste dubitative, puis interroge Pascal qui précise:
J'étais furieux. J'aurais pu expliquer que la récente canicule m'avait empêché de m'entraîner correctement, que Pascal avait exprès de discuter jusqu'à 5 heures du matin afin de me casser… J'ai renoncé en pensant qu'on n'est jamais trahi que par ses copains et ses copines ! |
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De retour à la base, nous avons procédé à quelques manipulations informatiques. Un moment plus tard, le miracle s'est produit : au lieu d'entendre le portable sonner et Pierre le Jeune annoncer comme d'habitude « Désolé, je ne pourrai pas venir car j'aide ma voisine à lutter contre une invasion de sauterelles », nous avons entendu le son mélodieux de sa BMW ! Face à un tel évènement, la fête s'est déchaînée, avec option frites et côte de bœuf, Pascal étant maître du feu de sarments. Après le café, quelques verres ont alimenté la discussion, émaillées de fous-rire. Mais nous avons su freiner à une heure quasiment raisonnable. Si bien que le lendemain matin, tout le monde était guilleret au petit déjeuner, qui s'est déroulé à une heure tellement normale que Pascal a choisi chocolat au lait. |
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Puis les copains ont pris le chemin du boulot… Avant de revenir bientôt dans ma campagne, j'espère ! |
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13 août 2006